oeuvres & expositions

À VENIR

Rétrospective / perspective de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval

au Centre Pompidou à l’automne 2021

Le centre Pompidou souhaite inviter à présenter l’intégralité du travail de Nicolas Klotz et Elisabeth Perceval à l’automne 2021. Cette rétrospective/perspective se déclinera dans toutes les salles, autour de rencontres, lectures, débats ainsi que dans l’espace d’exposition au forum -1 pour une installation vidéo créée pour l’occasion ainsi qu’une exposition de photos. L’association est en charge de la production de l’installation « Mutation Cinéma » ainsi que de la production du film « Nous disons révolution ». Elle a déjà obtenu le soutien du CNAP image/mouvement pour le film et de la région Normandie pour la création d’images différentes pour l’installation.


PASSÉES

L’Aventure Générale, Alain Fleischer, Centquatre (2020)

L’exposition convoque 40 ans de création d’œuvres plastiques, photographiques, cinématographiques et d’installations constituant un large aperçu de la carrière d’Alain Fleischer. Quatre œuvres exceptionnelles spécialement conçues pour l’exposition, ont été réalisé pour l’occasion : Je ne suis qu’une image ; L’escalier sous la mer ; NOWHERE / NOW HERE ; Le tableau / la séance. Leur fabrication a fait appel à des moyens, techniques et financiers particuliers.


Rome 1er et 2 novembre 1975, Lili Reynaud Dewar (docu-fiction, installation vidéo, 2h, 2020)

Diffusions : Galerie Clearing de New York en novembre 2019
Musée d’Art Contemporain de Montréal en novembre 2020
Exposition « Performance of the Poor », organisée par Diedrich Diedrichsen et Oier Etxeberria à Tabakalera à Bilbao en octobre 2019
Okayama Art Summit organisé par Pierre Huygue en septembre 2019

Synopsis : Rome, 1er et 2 novembre 1975, est un projet choral, car il est peuplé par une multiciplicté d’actrices et d’acteurs donnant chair à la transposition contemporaine d’un drame, celui, toujours non élucidé de la mort de l’intellectuel, poète et cinéaste Pier Paolo Pasolini. C’est à partir de deux oeuvres distinctes que s’élabore la narration. L’une est Pétrole, le complexe roman inachevé qu’écrivait Pasolini entre 1973 et sa mort en 1975. L’autre est le biopic d’Abel Ferrara.

Ce projet a bénéficié du soutien de l’académie de France à Rome – Villa Médicis.


Les images de la musique, Alain Fleischer (2019)

Projet lauréat du prix Embellir Paris 2019

L’œuvre est une sculpture qui prend la forme de 3 totems verticaux en acier corten. Chacun est évidé pour visualiser, en empreinte négative, la modulation sonore correspondant aux partitions pour piano, trompette et chant d’air célèbre de l’opéra Carmen, en hommage au compositeur Georges Bizet dont le conservatoire porte le nom. Les enregistrements ont été réalisés avec des musiciens du Conservatoire. À travers ce travail, Alain Fleischer donne à voir le son ; il donne une forme physique à la réalité immatérielle des sons et de la musique.

Cette oeuvre a été installée en 2019 dans le cadre de l’appel à projet « Embellir Paris » lancé par la Ville de Paris afin de favoriser les initiatives et les projets d’embellissement de certains espaces parisiens.


Bustarenga!, Ana Maria Gomes (documentaire, 34 minutes, 2019)

Synopsis : Comme tous les étés depuis qu’elle est née, Ana retourne à Bustarenga, un minuscule hameau de montagne du Portugal. À 36 ans, la Parisienne d’origine portugaise est célibataire. Les dames du village, inquiètes pour son avenir, la mettent en garde sur sa conduite et lui donnent des conseils pour trouver le Prince Charmant selon les codes du village.

Festival du Film Court de Villeurbanne 2019 – Mention Spéciale du Jury & Mention Interprétation Féminine pour les femmes du film ; Festival Doc en Courts 2019 – Grands Prix ; Un Festival C’est trop Court ! 2019, Nice – Compétition Européenne ; Séances en Court(s) à Charleville-Mézières ; Projection organisée par la BPI au Centre Pompidou dans le cadre d’une soirée proposée par la Cinémathèque du documentaire ; SEMINCI Festival (Valladolid) ; Vista Courta (Viseu)

Produit par Ecce Films & Curtas Metragens, avec le soutien de la SCAM et de la Casa Velazquez.

L’association Hidden Mother a assuré un suivi artistique du projet.

BUSTARENGA a reçu le prix du meilleur Court-métrage au Family Film Project à Porto. « Pour la façon dont il nous présente des personnages fascinants, pour l’humour – et pour nous offrir un portrait riche si riche d’un noyau familial à partir d’un point de vue à la fois intime et étranger. La façon dont la réalisatrice entre dans le film pour dialoguer avec ces personnages, toujours à les regarder en face et jamais d’en haut. » Bustarenga « est un beau film qui nous apporte beaucoup ».

BUSTARENGA a reçu le 1er prix du Festival Corto e Fieno en Italie. « Playful and never banal reflection on love and on social construction of gender roles, of masculinity and femininity. The director has the ability to weave a personal and sociological story at the same time, within which she can fully get involved in first person, thematizing her relationship with a culture and a tradition she is both daughter and witness. The result is a choral story animated by significantly genuine, open and vital portraits of a rural world presented without idealizations or myths. » Corto e Fieno


Attack the Sun, Gwendal Sartre & Fabien Zocco (fiction, 1h02, 2019)

En compétition officielle au festival le FID à Marseille en 2019

Synopsis : Steven Moran a vingt ans, il vit à Los Angeles en Californie. Il passe tous ses jours et ses nuits seul, s’auto-filmant, conduisant sa bagnole. À travers l’oeil artificiel de son smartphone, il essaie d’atteindre cet obsédant soleil californien, et toutes ces jolies filles qu’il ne peut toucher. Il veut pourfendre les souvenirs qui l’encombrent, les fantômes de son passé. Il doit faire face à toutes ces pensées déroutantes qui lui viennent en tête. Son esprit est obscur. Et tout cela n’a juste aucun sens. Ou bien est-ce le contraire ? Et puis, Elle, est-elle avec lui ou avec eux ? Et qu’est-ce que James pense de tout ça ?

La particularité de ce film est qu’il a été co-écrit et coréalisé par une intelligence artificielle, venant troubler l’écriture et la réalisation, donnant un sens ou un non sens à un personnage dont la vie est un assemblage de données récoltées sur internet.

Avec la participation du CNC – DICRéAM, de la DRAC Hauts-de-France, de Pictanovo, de l’Espace Croisé et de Nuit Blanche Productions.


250 000 ans, Gilles Ribero (Fiction – 7 minutes, 2019)

Synopsis : « Louis XIII, à huit ans, fait un dessin semblable à celui que fait le fils d’un cannibale néo-calédonien. À huit ans, il a l’âge de l’humanité, il a au moins deux cent cinquante mille ans. Quelques années après il les a perdus, il n’a plus que trente et un ans, il est devenu un individu, il n’est plus qu’un roi de France, impasse dont il ne sortir jamais. (…) » Henri Michaux, Enfants, 1938.

Une rue de quartier. Un jeu d’enfants. Le souvenir de celui-ci.

En partenariat avec la région Wallonie Bruxelles & Nuit Blanche Productions.


Pay Less Monument, Théodora Barat (documentaire, 44 minutes, et oeuvres installées, 2018)

Film sélectionné en compétition officielle au festival Cinéma du réel 2019. Diffusé dans le cadre des écrans libres du festival Côté Court à Pantin 2020. Et en streaming sur la plateforme Univers Ciné.

Synopsis : Théodora Barat nous entraîne dans une étrange exploration du New Jersey, une méta- banlieue à la fois unique et universelle. Terrain d’expérimentations diverses devenu décor de science-fiction, ce paysage est questionné au travers d’un film et de plusieurs sculptures hybrides réalisées lors de la résidence de l’artiste à la Friche la Belle de Mai (Marseille).

« Sillonnant le territoire, le film se concentre sur des lieux qui matérialisent les différentes strates historiques du New Jersey, couvrant la période de la fin du XIXème à la Guerre Froide. Plutôt que de raconter les faits, il s’agit de dévoiler la manière dont ils sont communiqués , utilisés, détournés… Le film se situe dans les coulisses révélant la relation particulière que le New Jersey entretient avec sa propre Histoire. »

Avec la participation du prix Audi Talent Awards.

Learning from New Jersey de Théodora Barat

Friche Belle de Mai (11 mars au 8 avril 2018)

Théodora Barat nous entraîne dans une étrange exploration du New Jersey, à la fois lieu méta-univers et banlieue unique. Terre d’expérimentations diverses, à en devenir même un décor de science-fiction, ce paysage étonnant est interrogé à travers un film singulier.

En parcourant le territoire, le film se concentre sur des lieux qui correspondent aux différentes couches historiques du New Jersey, de la fin du XIXe siècle à la guerre froide. Plutôt que de raconter des faits, il s’agit de révéler la manière dont elle est annoncée, utilisée, détournée… Le film se cache dans les coulisses, révélant la relation privilégiée que le New Jersey entretient avec sa propre Histoire.

L’artiste a trouvé à l’origine du projet la mention récurrente de cet État dans des textes d’artistes de l’art minimal comme Tony Smith ou Robert Smithson. Ces textes évoquent les différentes transformations urbaines dont ce territoire faisait l’objet.


Première saison de la série « The Unmanned » de Fabien Giraud & Raphael Siboni

Casino Luxembourg (27 janvier au 15 avril 2018)

Produit par Bertrand Scalabre – Nuit Blanche Productions, en coproduction avec le Casino Luxembourg, le Fresnoy-studio national des arts contemporains, l’association Hidden Mother et la fondation d’entreprise Ricard.

The Unmanned est une série de films racontant à rebours une histoire non-humaine de la technique. Evacuant toute conception instrumentale et faisant par là même de l’Homme une simple expression de ses mouvements, la série remonte la cours d’une technique inhabitée – au sens des véhicules sans pilotes des guerres contemporaines.

La série The Unmanned est constituée de trois saisons : une histoire du calcul (saison 1), une histoire de la mesure (saison 2) et une histoire de la navigation (saison 3). Fonctionnant par emboitement, chaque saison se déploie à une échelle de temps différente. La première saison (1542-2045) retrace une histoire discrète de la technique en explorant l’invention du calcul moderne et de son automatisation. La deuxième saison allant du Néolithique (-8 265) au démantèlement de la Terre théorisé par Freeman Dyson (+7 527), relate une histoire continue de la technique en explorant l’invention de la mesure et de son déracinement progressif hors du monde. La troisième saison présente une histoire formelle de la technique, allant de l’apparition des premières cellules eucaryotes (-2,1 milliards d’années) à la « cosmophagie » de l’Univers par la propagation d’une gelée grise (+976 522 486).

1542, a flood, Fabien Giraud et Raphaël Siboni (fiction, 26 minutes, 2018)

Synopsis : Septième et dernier épisode de The Unmanned, « a flood » se déroule en 1542 alors que les premiers conquistadors entrant dans ce qui deviendra plus tard la Silicon Valley. Explorant le passé colonial de la région, et entièrement généré et monté par un système d’intelligence artificielle autonome, ce film pour et par les machines montre le retour d’une intelligence sur son lieu d’origine et la mort des dieux animaux qui y vivaient. Fermant la série sur elle-même avec une machine entraînée exclusivement sur son premier épisode (« 2045 – La mort de Ray Kurzweil »), elle montre l’errance d’une vision inhumaine tentant de raviver le sens en cherchant sa propre image sur le cadavre des dieux.

Avec la participation de la Biennale d’art contemporain de Liverpool, du Casino Luxembourg et de la fondation KADIST.

Diffusé dans le cadre de l’exposition « The Unmanned » à la fondation Ricard, au Centre Pompidou à Paris, au SF MOMA de San Francisco et au MONA en Tasmanie en 2018.


The Outlawed, Fabien Giraud et Raphael Siboni (fiction, 26 minutes, 2018)

Synopsis : Troisième épisode de The Unmanned et reproduisant à l’identique la structure de montage de « 1834 – La Mémoire de Masse », « The Outlawed » se déroule en août 1953 sur l’île de Corfou , en Grèce, à proximité du Club Méditerranée où Alan Turing passe son dernier été. Par un après-midi ensoleillé, le mathématicien et inventeur de l’ordinateur moderne, soumis à un traitement hormonal après avoir été reconnu coupable d’homosexualité, embarque sur un radeau de fortune pour étudier la morphogenèse des organismes marins. Alors il explore la côte, le radeau s’éloigne progressivement. En l’absence de tout rivage, perdu en mer, une scène effondrée se déploie.

Avec la participation du Casino du Luxembourg et de la fondation Ricard.

Diffusé dans le cadre de l’exposition « The Unmanned » à la fondation Ricard, au Centre Pompidou à Paris, au SF MOMA de San Francisco et au MONA en Tasmanie en 2018.


1759, mil trois cens quarante huyt, Fabien Giraud et Raphael Siboni (fiction, 26 minutes, 2017)

Synopsis : Sixième épisode de la série The Unmanned et partageant les mêmes mouvements de caméra que l’épisode « 1997 – The Brute Force », « Mil troi cens quarante huyt » revient sur l’apparition dans le ciel terrestre d’une comète en 1759 – validant ainsi le calcul et la prédiction rationnelle de son retour par l’astronome et mathématicien Edmond Halley. L’action du film bascule quatre siècle en arrière, en 1348, et se déploie autour d’une scène unique : la fuite et la mort d’un évêque et de sa cour dans une forêt en plein épisode médiéval de Peste Noire dont il se disait à l’époque qu’elle naissait dans la chevelure des comètes.

Avec la participation du Casino Luxembourg et du Palais de Tokyo.

Diffusé dans le cadre de l’exposition « The Unmanned » au Centre Pompidou à Paris, au SD MOMA de San Francisco et au MONA en Tasmanie en 2018


Aurore, Marlies Poeschl (fiction, 20 minutes, 2018)

Synopsis : Aurore est une voix sans corps, elle vit dans une fissure, réside à l’interface. Dans une maison de retraite du sud de Paris, elle s’engage à tenir compagnie aux gens. Techniquement, elle peut travailler à plusieurs endroits à la fois. Partout où Aurore apparait, elle apporte de la chaleur dans les pièces sombres, une légère lueur dans les yeux, comme si elle enlevait le poids de chaque jour. Elle est là pour les gens, elle se soucie vraiment du monde, vingt-quatre heures sur vingt-quatre. La fatigue lui est étrangère.

Jouant avec les codes esthétiques de trois genres – documentaire, film d’entreprise et film expérimental – et structuré en trois chapitres, « Aurore » explore les dimensions affectives de ces genres. Cette science fiction semi-documentaire sur l’avenir des soins et l’automatisation de l’affect a été développée dans le cadre d’un projet collaboratif entrepris par Marlies Poschl lors de sa résidence d’artiste au CAC Brétigny, Paris. Tous les éléments qui apparaissent dans ce film ont été créés en collaboration avec les participants : enfants des écoles primaires, lycéens et personnes âgées. La deuxième partie du film est une collaboration entre Poschl, le compositeur Peter Kutin et l’artiste vocal Agnes Hvizdalek. « Aurore » est une tentative d’écrire de la science- fiction différemment : en dialogue, en langue vernaculaire.

Coproduit par ORFIII BKA / En partenariat avec Le CAC Brettigny

Diffusé dans le cadre de la biennale d’art contemporain de Vienne en Mai 2019. Diffusé sur ORFIII (chaîne de télévision nationale autrichienne)